Partnercontent Produits tabac

Plus de la moitié des cigarettes ne sont pas taxées en Belgique ou sont des contrefaçons 

L'enquête 'Empty Pack Survey' du deuxième trimestre 2026 révèle le franchissement d'un seuil historique

Onderzoek WSPM Group

L' 'Empty Pack Survey' du deuxième trimestre 2026 révèle une augmentation de 18,1 % à 50,6 % du nombre de cigarettes non taxées en Belgique en moins de trois ans. "Le gouffre fiscal dans notre pays ne cesse de s’aggraver, alors qu’il y aurait justement davantage de recettes à percevoir", déplorent les fabricants de tabac. 

Dimitri Van Moerkercke - 21 septembre 2026

Bien plus qu’une simple statistique

Pour la première fois, plus de la moitié des paquets de cigarettes vides collectés en Belgique sont des paquets qui n'étaient pas destinés au marché belge ou qui sont des contrefaçons. Cette proportion s’élève à 50,6 % au deuxième trimestre 2026, contre 44,4 % fin 2025, 33,1 % un an plus tôt et 18,1 % fin 2023.  

Ces 50,6 % se composent de 46 % de cigarettes non belges et de 4,6 % de contrefaçons. L’Empty Pack Survey ne permet pas de déterminer si un paquet étranger a été importé légalement dans les limites des quotas autorisés pour les voyageurs, ou s’il a fait l’objet d’un commerce illégal. L’ampleur exceptionnelle et la croissance rapide de ce phénomène démontrent toutefois de manière irréfutable qu’une part de plus en plus importante de la consommation échappe au circuit de vente régulier et au système fiscal belge. 

Chris Flamée, expert en prévention du commerce illégal chez Philip Morris Benelux : "Le seuil des 50 % est bien plus qu’une simple statistique. Jusqu’à récemment, nous pouvions parler d’un problème croissant. Aujourd’hui, nous observons un marché où l’exceptionnel est devenu la nouvelle norme. Une cigarette sur deux saisie ne provient pas du circuit officiel belge."

aandeel diverse steden

Une hausse dans presque tout le pays 

L’enquête indépendante menée sur le terrain par le groupe WSPM a porté sur 2 800 paquets vides, soit 59 320 cigarettes, dans 18 villes belges. Dans 14 des 18 villes, la proportion de cigarettes non belges et contrefaites a augmenté par rapport à la fin de l’année 2025. Dans 8 villes, le seuil des 50 % a été dépassé. 

Les cinq proportions les plus élevées ont été enregistrées à Louvain (61,7 %), Genk (57,3 %), Charleroi (54,8 %), Liège (54,3 %) et Bruxelles (54,1 %). Viennent ensuite Namur (53,5 %), Malines (52,9 %) et Anvers (52,6 %). 

La Bulgarie est le principal marché d'origine : 30,0 % de toutes les cigarettes saisies présentaient des caractéristiques propres au marché bulgare, contre 15,7 % un an plus tôt. Le Luxembourg représente 5,3 %, la Turquie 2,1 %. 

Valeur fiscale théorique de 2,6 milliards d’euros 

L’ampleur de ce marché illégal de la cigarette représente pour la Belgique une valeur fiscale théorique d’environ 2,6 milliards d’euros. Cela correspond à près d’un tiers de l’effort actuellement nécessaire pour assainir le budget. Selon Philip Morris Benelux, la Belgique ferait mieux de suivre l’exemple de plusieurs États membres de l’Union européenne et de réglementer et taxer intelligemment les produits sans fumée. Cela permettrait de générer près de 200 millions d’euros supplémentaires à court terme. 

Les interdictions et les hausses de prix, sur lesquelles la politique belge a fortement misé, n’ont pratiquement eu aucun impact sur l’évolution du taux de tabagisme. Les choix politiques belges, probablement les plus restrictifs de toute l’Europe, ont surtout contribué à une perte de recettes fiscales, à l’essor des canaux de vente à l’étranger, à l’augmentation du nombre de contrebandiers ainsi qu’à la croissance des organisations criminelles et à la violence des gangs qui en découle. 

Stedentrend%202023-2026

Le même risque pour les alternatives sans fumée 

Un mécanisme de marché identique menace de se reproduire avec les cigarettes électroniques illégales, les sachets de nicotine et les produits du tabac chauffés. En effet, lorsque les options réglementées disparaissent ou deviennent plus difficiles d’accès, alors que la demande persiste, cela ouvre la voie à des fournisseurs non contrôlés. 

"Si l’option légale disparaît, le consommateur ne disparaît pas pour autant. Il se tourne simplement vers un autre canal", explique Taylan Onat, directeur général de Philip Morris Benelux. "C’est ce que nous constatons également aux Pays-Bas, où l’interdiction des arômes sur les cigarettes électroniques n’a pas modifié les habitudes de vapotage. Ce qui a en revanche radicalement changé, c’est le marché. Selon un rapport gouvernemental du Bureau Beke, 87 % de tous les vapoteurs aux Pays-Bas achètent leurs produits sur le marché illégal, ce qui représente un quart de milliard d’euros. Alors que le marché légal ne représente que 25 millions d’euros. 'Les Pays-Bas tout entiers sont inondés de ces produits', déclare la police dans le rapport."

Onderzoeksrapport Donkere Wolken

Une autre voie est possible 

À l’échelle mondiale, l’offre de produits sans fumée ne cesse de croître. De plus en plus de fumeurs adultes optent pour des alternatives sans fumée. Au deuxième trimestre 2026, environ 42 % du chiffre d’affaires net mondial de Philip Morris International provenait des produits sans fumée. Fin juin 2026, ces produits étaient disponibles sur 109 marchés. Plus de 43 millions de consommateurs adultes dans le monde utilisent désormais des produits sans fumée. 

"Mais en Belgique, à partir de 2028, seule la cigarette, le produit à base de nicotine le plus nocif, risque de rester disponible pour les consommateurs. Si le ministre de la Santé fait adopter sa proposition visant à interdire les arômes dans les produits de vapotage, près de 600 000 utilisateurs devront trouver une alternative. Et pour beaucoup, cela se traduira par un recours au marché illégal ou un retour à la cigarette, comme l’a démontré le rapport gouvernemental du Bureau Beke aux Pays-Bas", affirme Taylan Onat. 

La Belgique a donc un besoin urgent d’une approche cohérente et globale, reposant sur trois piliers : 
- une répression énergique de la contrebande, de la contrefaçon et de la vente illégale ; 
- une politique fiscale qui n’encourage pas l’illégalité ; 
- une approche réglementée des alternatives sans fumée pour les fumeurs adultes qui, sans cela, continueraient à fumer 

Il va sans dire que la protection des mineurs et des non-fumeurs reste une condition préalable absolue. 

Principales conclusions :

  • Le seuil des 50 % de cigarettes non taxées en Belgique est franchi pour la première fois.
  • Dans 14 des 18 villes étudiées, la part des cigarettes non belges ou contrefaites continue d’augmenter.
  • La Bulgarie est aujourd’hui le principal marché d’origine.
  • La valeur fiscale théorique de ce marché s’élève à environ 2,6 milliards d’euros.

Voir également le communiqué de presse de la fédération sectorielle Cimabel.

Faites un essai gratuit!Devenez un partenaire premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • newsletter hebdomadaire avec des nouvelles de votre secteur
  • l'accès numérique à 35 revues spécialisées et à des aperçus du secteur financier
  • Vos messages sur une sélection de sites web spécialisés
  • une visibilité maximale pour votre entreprise
Vous êtes déjà abonné? 

Wat heb je nodig

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
01 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine